CHARGEMENT FERMER

ENCYCLOPÉDIE POLAIRE

IMPACT DE L’HOMME

Pollutions en Arctique

Un milieu ultrasensible aux pollutions

Exploitations minières et pétrolières, décharges d’ordures, bases militaires, “poubelles” nucléaires (sous-marins, réacteurs…), etc. : l’activité humaine produit en Arctique son cortège de nuisances pour l’environnement. Mais ici, le froid et la nuit polaire ralentissent les processus de régénération du milieu et, à cause du pergélisol, il est difficile d’épurer les eaux et de se débarrasser des déchets ménagers ou industriels.

Toutes les pollutions convergent vers l’Océan

Les courants atmosphériques de l’hémisphère Nord transportent les polluants (suies, produits chlorés, pesticides, métaux lourds, rejets radioactifs, etc.) depuis les régions industrialisées d’Eurasie et d’Amérique vers le pôle. Ces contaminants retombent, surtout en hiver, avec les pluies, la neige, et se concentrent dans les cours d’eau avant d’atteindre l’océan Arctique, où ils ont tendance à demeurer… et à être absorbés par les animaux marins.

Réseaux alimentaires et concentrations toxiques

Ce que l’on appelle les “polluants organiques ou organochlorés” (pesticides, PCB, etc.) et les “métaux lourds” (plomb, mercure, cadmium) sont toxiques pour la vie. Tout au long de la chaîne alimentaire, ils se concentrent dans les organismes (plancton, poissons, mammifères en mer par exemple). On en retrouve aussi bien dans les tissus des populations humaines que des animaux de l’Arctique.

L’Arctique, un écosystème international

Le rejet des contaminants dans l’Arctique est un problème planétaire. Il nécessite donc des solutions planétaires. En 1991, un plan de coopération appelé “Stratégie pour la protection de l’environnement arctique” a été présenté par les 8 pays qui se partagent les écosystèmes arctiques. Et en 1996, ils ont fondé le Conseil Arctique, qui permet en particulier d’évaluer et de surveiller les niveaux de pollution dans le Grand Nord et leurs conséquences.